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Le Coiffeur FrançaisNîmes · Parvis des arènes04 65 57 50 19

La couleurSavoir-faire

La couleur

Balayage, mèches, ombré, coloration, décoloration, patine : six mots que le client entend sans qu’on lui explique jamais ce qui les sépare. Ils ne produisent pas le même résultat, ne tiennent pas le même temps et ne coûtent pas le même entretien. Voilà de quoi arriver au salon en sachant ce que vous demandez.

01

La coloration

Toute la longueur, une seule teinte

Une coloration dépose un pigment sur l’ensemble de la chevelure, racine comprise. C’est la seule technique qui couvre vraiment les cheveux blancs, parce qu’elle traite le cheveu au moment où il sort du cuir chevelu.

Elle se décline en deux familles. La coloration d’oxydation, dite permanente, ouvre légèrement l’écaille du cheveu pour y loger le pigment : elle tient jusqu’à ce que la repousse la trahisse. La coloration ton sur ton, sans ammoniaque ou faiblement dosée, se contente d’enrober le cheveu : elle s’estompe lavage après lavage et laisse une démarcation beaucoup plus douce.

Le point qu’on découvre en salon : une coloration ne peut pas éclaircir un cheveu déjà coloré. Le pigment ne s’enlève pas avec du pigment. Passer d’un brun coloré à un blond demande une décoloration, c’est-à-dire une autre opération, un autre temps et un autre budget.

02

Les mèches

Des sections nettes, prises à la racine

Les mèches sont prélevées section par section, au peigne, puis isolées dans un papier aluminium avec le produit éclaircissant. L’aluminium retient la chaleur et empêche le produit de toucher le reste : le résultat est franc, régulier, et démarre à quelques millimètres de la racine.

C’est la technique la plus lisible et la plus contrastée. C’est aussi celle qui demande le plus de suivi : parce qu’elles partent d’aussi haut, les mèches créent une ligne de démarcation visible dès que la repousse atteint un centimètre ou deux.

On les choisit quand on veut de la lumière franche, un contraste marqué, ou quand il faut éclaircir vite et beaucoup. On les évite quand on n’a pas l’intention de revenir tous les deux mois.

03

Le balayage

À main levée, sans démarcation

Le balayage se pose au pinceau, à main levée, en surface de la chevelure, en évitant délibérément la racine. Le produit est déposé plus léger en haut et plus appuyé vers les pointes, de façon à imiter la manière dont le soleil éclaircit vraiment des cheveux.

Il n’y a pas de ligne. C’est là toute la différence avec les mèches, et c’est ce qui explique son succès : un balayage qui pousse ne devient pas laid, il devient simplement plus discret. On peut le laisser vivre plusieurs mois sans que rien ne signale qu’il faudrait y retourner.

En contrepartie, le balayage éclaircit moins vite. Sur une base foncée, passer à un blond clair demande souvent deux ou trois séances espacées, et non une seule. Un coiffeur qui l’annonce dès le premier rendez-vous rend service ; celui qui promet le résultat en une fois abîme la matière.

04

L’ombré

Un dégradé assumé vers les pointes

L’ombré — souvent appelé tie and dye dans sa version la plus contrastée — laisse la racine dans sa couleur naturelle et concentre l’éclaircissement sur la moitié basse, en fondu.

C’est la technique la plus économe en entretien de toutes : la racine étant volontairement intacte, il n’y a rien à reprendre. On revient pour rafraîchir les pointes ou pour redonner un reflet, pas parce que la repousse pose un problème.

Elle demande en revanche une vraie longueur pour respirer. Sur un carré court, la zone de dégradé est trop réduite et l’effet vire à la démarcation.

05

La décoloration

Vider le cheveu avant de le remplir

Décolorer, ce n’est pas ajouter du blond : c’est retirer le pigment naturel. Le produit ouvre l’écaille et dissout la mélanine. Un cheveu brun passe par des paliers successifs — roux foncé, roux, orangé, jaune, jaune pâle — et le travail consiste à s’arrêter au bon palier, pas à aller le plus loin possible.

Cette opération laisse le cheveu poreux : plus sec, plus élastique quand il est mouillé, plus fragile à la chaleur. C’est pour cela qu’une décoloration est presque toujours suivie d’un gloss ou d’une patine, qui referme et donne le reflet définitif. Le blond froid, le blond cendré, le platine : ces teintes-là ne sont jamais le résultat brut d’une décoloration, toujours le résultat d’une seconde étape.

Un diagnostic sérieux peut conclure qu’il faut renoncer pour cette fois, ou étaler sur plusieurs séances. Sur un cheveu déjà éclairci plusieurs fois, ou fragilisé par un lissage, insister se paie en casse — et la casse, elle, ne se rattrape qu’au ciseau.

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Le gloss et la patine

La finition qui décide du reflet

Le gloss est un soin pigmenté sans ammoniaque, passé quelques minutes au bac. Il n’éclaircit pas et ne fonce pas : il neutralise, il unifie et il fait briller en refermant l’écaille.

C’est lui qui enlève le jaune d’un blond, le cuivre d’un châtain éclairci, ou qui redonne de la profondeur à une couleur qui s’est délavée. Beaucoup de clients pensent que leur couleur a mal vieilli alors qu’il leur manque simplement une patine — un rendez-vous court, entre deux vraies colorations.

Une main désigne une mèche sur le nuancier de coloration déployé au salon.
Le nuancier
Une étagère de produits capillaires au-dessus d’un poste de coiffage portant le nom du salon.
Un poste de coiffage

Le rythmeÀ quelle fréquence revenir

La bonne question n’est pas le prix, c’est la fréquence

Une technique qui coûte plus cher mais se refait deux fois par an revient souvent moins cher qu’une technique bon marché à reprendre toutes les six semaines. C’est le calcul que personne ne fait avant de choisir, et c’est pourtant celui qui décide de la vie qu’on aura avec ses cheveux.

Les repères ci-dessous sont ceux du métier. Ils bougent selon la vitesse de pousse, l’écart entre la base naturelle et la couleur visée, et la fréquence des shampooings.

Repères d’entretien
Reprise de racines sur cheveux blancstoutes les 4 à 6 semaines
Coloration ton sur tontoutes les 6 à 8 semaines
Mèches à l’aluminiumtoutes les 8 à 10 semaines
Balayagetous les 3 à 4 mois
Ombré, tie and dyetous les 4 à 6 mois
Gloss ou patine de rafraîchissementtoutes les 6 à 8 semaines
Coupe d’entretien sur cheveux longstous les 3 mois environ
Coupe courte, dégradé, frangetoutes les 4 à 6 semaines

L’entretienSix gestes qui changent tout

Faire durer une couleur payée une fois

Une couleur ne s’use pas toute seule : elle est délavée, chauffée et oxydée par ce qu’on lui fait entre deux rendez-vous. Ces six habitudes ne coûtent rien et repoussent nettement la séance suivante.

  • Attendre quarante-huit heures avant le premier shampooing : l’écaille du cheveu met ce temps à se refermer complètement, et un lavage trop rapide emporte une partie du travail.
  • Espacer les shampooings. Chaque lavage retire un peu de pigment. Trois fois par semaine tiennent une couleur bien plus longtemps que tous les jours.
  • Baisser la température de l’eau. L’eau chaude ouvre l’écaille ; un rinçage final tiède ou froid la referme et fait visiblement briller.
  • Utiliser un shampooing sans sulfates agressifs. Les tensioactifs les plus décapants sont conçus pour dégraisser, et ils dégraissent aussi la couleur.
  • Protéger de la chaleur. Lisseur et boucleur montent au-delà de deux cents degrés ; sans protecteur thermique, ils cuisent le pigment et ternissent la couleur en quelques semaines.
  • Se méfier du soleil, du chlore et de l’eau de mer, qui oxydent la couleur et virent les blonds au jaune. Un été sans précaution efface un balayage payé au printemps.
Les bacs de lavage du salon, alignés sous une grande toile figurative, une coiffeuse préparant le poste au fond.
Les bacs, sous les toiles

Le gesteRéservation en ligne

Une couleur commence par un diagnostic

Avant de choisir une technique, il faut regarder la base, la porosité, l’historique du cheveu et l’écart à franchir. Le rendez-vous en ligne permet de dire dès la réservation ce que vous envisagez, pour que le temps réservé soit le bon.

AppelerRendez-vous